Infos Togo Célébration de la Journée internationale de la veuve par les veuves du FONDAVO

Bientôt une maison dédiée aux veuves construite au Togo

Publié le mercredi 24 juin 2015, par

L’édition 2015 de la Journée internationale de la veuve a été célébrée hier mardi 23 juin à travers le monde. Pour cette célébration, dont le thème est « La Santé des veuves, » au Togo, c’est sous plusieurs couleurs que le FONDAVO a honoré ces victimes de tous les mauvais traitements à la suite du décès de leurs maris. Outre la tradition de cadeaux en non vivres, que cette structure créée par Dr Charles Birrégah octroie à ces dernières grâce au concours de ses partenaires dont le ministère de l’Action sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, Lydia Ludic et autres la Francophonie et la Lonato, il s’est ajouté cette année deux évènements majeurs. Il s’agit de la pose de la première pierre de la maison de la Veuve mais aussi, les bilans de santé gratuits couplés de distribution de kits de médicaments à ces femmes.
Cette maison de la veuve dont la première pierre a été officiellement posée dans l’enceinte de l’ESA Agoè, dans la foulée de cette célébration, par la ministre de l’Action sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, Dédé Ahoéfa Ekoué, à en croire les informations données par les premiers responsables du FONDAVO, sera de trois niveaux. Pour soulager les peines de ces veuves et avoir des oreilles disposées à entendre leurs cris de détresse, on y retrouvera selon le niveau où on se trouvera une fois construite, une assistance sociale, psychologique et juridique, une salle de consultation, une pharmacie et un laboratoire, une salle de soin et enfin une salle de réunion.
Cette nouvelle initiative du FONDAVO a été très saluée par la ministre Ekoué d’après qui, la construction d’une telle maison est « très importante car elle a pour vocation de permettre aux veuves de s’épanouir sur plusieurs plans, au niveau de l’éducation, sur leurs droits, au niveau de la santé, au niveau de la protection juridique. Tous ces services qui seront réunis dans cette maison de la veuve ». De même, le membre du gouvernement a interpellé le commun des Togolais à faire davantage pour « défendre les droits des veuves, parce que ce n’est pas normal qu’après avoir perdu un époux, qu’on perde encore plus. C’est déjà trop, la perte d’un époux. Quand on se met à spolier la veuve, nous mettons aussi en danger la vie des orphelins donc c’est un appel à un sursaut de solidarité et de responsabilité vis-à-vis de ces veuves, chacun peut faire quelque chose et que personne ne tourne le regard de côté quand nous voyons une situation qui est inappropriée où une veuve est en train d’être maltraitée, spoliée, humiliée, nous devons avoir ce réflexe de dire non ».
Il s’agit là d’une interpellation que le président fondateur du FONDAVO, Dr Charles Birrégah, a dépassée depuis plus de 20 ans quand il a pris sur lui de prendre à bras le corps le problème des femmes veuves. A preuve, e dernier est désormais dans les projections sur ce qu’il faut encore faire dans le futur pour le bonheur de ces femmes qui ont perdu leur mari. « Les perspectives d’avenir, c’est que les veuves pour le moment au Togo, leurs problèmes ne sont pas totalement résolus. C’est d’abord d’améliorer leur statut juridique, dans le code des personnes et de la famille, il y a encore des dispositions qu’on doit changer, pour améliorer la situation des veuves. On doit les aider financièrement dans les activités génératrices de revenus. C’est vrai qu’il y a le fonds national de la finance inclusive mais beaucoup n’en bénéficient pas encore. Donc il y a une sensibilisation à faire pour qu’elles puissent en bénéficier, nous avons aussi surtout le problème de la santé », a-t-il confié avant d’embrayer sur les autres chantiers que le FONDAVO entend embrasser. Il s’agit de plaider pour l’abolition pure et simple des rites de veuvage qui ressemblent plus à de l’esclavage imposé aux veuves, l’extension des actions du FONDAVO sur toute l’étendue du territoire national, et surtout des actions afin de mobiliser plus de bonnes volontés autour de la situation alarmante de la veuve togolaise.
Il est à noter que cette célébration fut aussi bien pour le partenaire stratégique du FONDAVO, la société Lydia Ludic, représentée à cette célébration par Jean-Edouard Ndiaye, que pour la représentation sous-régionale de l’OIF, BRAO, de réitérer leur engagement en faveur de la cause de la veuve togolaise. « C’est pour moi en tant représentant de l’OIF en Afrique de l’Ouest de prendre part à cette cérémonie pour témoigner de l’intérêt et de la priorité que notre organisation accorde non seulement à l’autonomisation de la femme mais aussi des catégories de femmes qui souffrent en silence, comme les veuves. Nous estimons qu’il y a encore beaucoup à faire au niveau de la prise en compte des droits d’accès à la propriété, des droits d’accès à l’éducation », a déclaré à la sortie de la cérémonie de pose de première pierre, Tharcisse Urayeneza, représentant de l’OIF en Afrique de l’Ouest.
Comme ce fut souvent le cas à de pareilles occasions, les femmes veuves célébrées à cette journée n’ont pas manqué de mots et de gestes pour témoigner leur reconnaissance aux partenaires du FONDAVO. Lesquels partenaires sont repartis avec des attestation de reconnaissance.
M.G, Lomé (T228)