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Fabre a son agenda

Publié le lundi 29 octobre 2018, par Gabinho

Contrairement à la CENI qui joue à fond son rôle pour une tenue des élections législatives et locales en Décembre prochain au Togo, le Chef de file de l’opposition, président de l’ANC (Alliance Nationale pour le Changement) et député à l’Assemblée nationale togolaise, Jean-Pierre Fabre semble tenir son propre agenda.

Dans une interview à nos confrères de Jeune Afrique, l’opposant togolais a indiqué que ""s’agissant de la tenue des élections, je pense qu’elles n’auront pas lieu avant juin ou juillet 2019. La Ceni ne pourra pas les organiser avant"". C’est en tout cas son avis quand on sait que malgré l’appel au boycott fait par l’opposition, cette CENI amputée des membres de cette opposition, continue de dérouler son agenda et vient de finir le Recensement électoralet doit s’apprêter à lancer les appels à candidature pour les élections locales et les législatives.

Toutefois, continue M. Fabre, ""La CEDEAO a des normes et je doute que la Ceni puisse réussir. Tout ce que nous contestons et qui est à l’origine de la crise doit être réglé. Sinon il n’y aura pas d’élections. Nous ne courons pas après les sièges, mais nous travaillons à l’ancrage de la démocratie et de l’État de droit dans le pays"".

D’après le candidat malheureux à la présidentielle de 2015, d’après les résultats de la CENI confirmés par la Cour constitutionnelle, ""c’est la CEDEAO qui veut régler la crise togolaise à travers les législatives"" donc, c’est à elle qu’incombe ""le devoir de tout mettre en œuvre pour que les conditions de leur bon déroulement soient réunies"".

Enfin, s’interroge Jean-Pierre Fabre, ""quelle personne normale peut penser que ce scrutin se tiendra à cette date ?"", avant de répondre, ""nous ne sommes pas des idiots. Nous n’y participerons pas avec le mode de scrutin actuel [un seul tour] et avec ce découpage des circonscriptions. Imaginez-vous que je suis élu en ayant obtenu huit fois plus de voix que d’autres ! Nous exigeons 23 sièges de député à Lomé, contre 10 actuellement. Pour légitimer ce découpage inéquitable, ils disent s’appuyer sur l’histoire du pays. Mais certaines zones ne devraient pas être privilégiées. Il n’existe pas de discrimination positive en matière d’élections"".
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