""Faure Gnassingbé n’est pas la personne la mieux indiquée"", d’apres Eric Dupuy
S’il ne tenait qu’a l’ANC, jamais Faure Gnassingbe ne prendra les commandes de la CEDEAO. C’est en tout cas une position qui n’etonnenpersonne vu la contestation dont l’homme fait l’objet de la part de cette formation politique de l’opposition togolaise. Apres avoir echoue dans sa tentative d’attirer l’attention des dirigeants de la sous-region sur le fait qu’ils ne doivent pas confier la presidence en exercice de la CEDEAO au president togolais, les leaders de cette force de l’opposition togolaise reviennent pour contester le choix du president togolais a la tete de cette institution.
Dans une reaction hier lundi, soit 24 heures apres la fin de la 51eme session des chefs d’Etat et gouvernement de la CEDEAO, et l’election de Faure Gnassingbe a la presidence en exercice de cette organisation, Eric Dupuy, le Secretaire a la Communication de l’ANC a fait savoir que ""Faure Gnassingbé n’est pas la personne la mieux indiquée pour diriger la CEDEAO, au regard de son opposition aux réformes politiques au Togo et à l’application de plusieurs décisions de la Cour de la CEDEAO"".
C’est bien la une reaction qui va dans la droite ligne de la declaration adressee par le Vice-president de ce meme parti, Patrick Lawson aux Chefs d’Etat de la CEDEAO a la veille de leur sommet du dimanche 04 Juin 2017 à Monrovia au Libéria.
Dans cette declaration, le Vice-president de l’ANC, Patrick Lawson-Banku, s’interrogeait ""sur le sort des avancées démocratiques à l’ordre du jour de la Communauté, notamment, la limitation du mandat présidentiel dans les pays de la sous-région, acceptée aujourd’hui par tous les Chefs d’Etat de la CEDEAO, à l’exception de Faure Gnassingbé qui, seul, refuse obstinément cette avancée"".
A l’ANC, il est donc retenu que ""la construction d’une CEDEAO des peuples, si chère aux Etats de notre sous-région, exige que la présidence en exercice de la Communauté soit confiée à des Chefs d’Etat bien élus qui assurent un leadership déterminé et résolument acquis aux valeurs fondamentales de démocratie, d’Etat de droit et de bonne gouvernance"". C’est fort de cette conviction que le parti du Chef de file de l’opposition togolaise, ""estime que la désignation à la tête de la Communauté, d’un Chef d’Etat, coutumier des coups de force de tout genre et de surcroît réfractaire à toute réforme politique et électorale devant favoriser la promotion de telles valeurs, est un danger pour la poursuite des efforts de démocratisation des pays membres et risque de discréditer l’ensemble de la Communauté"".
Il en appellait des lors aux ""Chefs d’Etat de la CEDEAO à user de leur influence pour amener Faure Gnassingbé à s’inscrire dans la dynamique de la CEDEAO des peuples, en respectant son engagement de mettre en œuvre dans son propre pays, les réformes politiques et électorales prescrites par l’Accord Politique Global (APG), notamment, la limitation du mandat présidentiel et le mode de scrutin à deux tours"".
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Publié le mardi 6 juin 2017, par