Pr Kako Nubukpo traite la presse togolaise de « professionnels d’amnésie »
Que du regret ; c’est ce que ressent le Professeur et ancien ministre Kako Nubukpo après sa conférence-débat animée le 24 mai dernier à l’endroit des étudiants de la FASEG-UL sur le franc CFA. Motif, le Professeur Nubukpo dit trouver « regrettable et déplorable que la presse et des participants non universitaires se soient fait l’écho dans les médias et les réseaux sociaux, à des fin non avouables, de certains de mes propos sortis de leur contexte ».
En effet, il ressort des informations relayées par les médias et réseaux sociaux que M. Nubukpo a accusé le président ivoirien Ouattara d’avoir une part de responsabilité dans son éviction du gouvernement, suite à ces sorties critiques sur le franc CFA.
Mais voilà l’ancien ministre en charge de Prospectives qui revient sur le sujet pour « effectuer un certain nombre de clarifications », selon un communiqué qu’il a rendu public ce jour.
Il reconnait certes avoir cité le nom du président ivoirien dans ses propos, mais en ces termes : « je faisais état d’une hypothétique requête formulée à l’endroit du Chef de l’Etat togolais par son homologue ivoirien afin de me relever de mes fonctions ministérielles entre 2013 et 2015, suite à mes interventions critiques sur le franc CFA ».
Selon le Professeur Kako Nubukpo, et lui et la presse sont fautifs dans cette affaire. D’une part, il estime que « même si le traitement journalistique de mes propos me parait fortement sujet à caution, il n’en demeure pas moins que j’ai expressément cité leurs noms sans preuve formelle, et je le regrette profondément ».
D’autre part, l’ancien ministre accuse la presse togolaise d’avoir fait largement écho de ses propos sans « prendre conscience de sa responsabilité dans le maintien d’excellentes relations entre la Côte d’Ivoire et le Togo ». Aussi, la presse togolaise, selon lui, n’a pas fait « preuve de retenue dans le compte-rendu d’un exposé à caractère exclusivement universitaire ». Du coup, il traite la presse togolaise de « professionnels d’amnésie ».
Est-ce un véritable recadrage ou le Professeur aurait-il reçu une forte pression au risque de sauver les acquis qu’il a eus du Président Faure Gnassingbé ? L’on ne saurait le dire pour le moment.
Néanmoins, ce qu’on peut dire est que Kako Nubukpo rappelle que malgré son éviction du gouvernement, Faure Gnassingbé a posé de nombreux actes pour assurer sa promotion. Parmi ces actes, le Professeur cite deux. C’est également grâce à lui que j’ai pu être le candidat des quinze pays de la CEDEAO au poste de Commissaire de l’Union Africaine, chargé des Affaires Economiques », a-t-il reconnu.
Freedom DZODZI
Tweet
Publié le dimanche 28 mai 2017, par